jeudi 8 avril 2010

Chapitre 10, versets 17 à 20


Joie des 72 au retour de mission

C’est, dit Luc, remplis de joie que les 72 revinrent auprès de Jésus au retour de leur mission. Si la joie est l’un des fruits qui résulte de notre communion avec Christ, il faut nous souvenir qu’elle n’est jamais si forte dans le cœur du chrétien que lorsque, quelque part, il a pu être un témoin de Lui auprès de ceux qui ne Le connaissent pas encore. Il n’est pas rare de trouver dans les églises des chrétiens qui ont perdu leur joie ou qui, sans aller jusque là, se lassent de la vie chrétienne qu’ils trouvent sans relief. Une des causes de cet état de fait n’est elle pas que, peut-être depuis fort longtemps, ils n’ont plus témoigner du Christ à qui que ce soit ? Restons en route en tout temps pour Lui, prêt à témoigner de Lui : nous ferons alors l’expérience de boire de manière permanente à une source de joie intarissable !

De retour de mission, les 72 partagent avec Jésus l’une des choses qui a été dans leur cœur la source de leur joie : c’est l’expérience qu’ils ont faite de leur autorité sur les puissances adverses. Jésus ne désapprouve pas : faire l’expérience de l’autorité que possède le nom de Christ sur les démons, c’est entrer dans une réalité pratique des plus tonifiantes pour la foi. Si Jésus peut se réjouir avec les disciples de ce qui est ici l’objet de leur joie, Il les encourage à ne pas fixer celle-ci sur cet élément de leur expérience. Car les expériences sont passagères et fluctuantes. Au delà de l’expérience, il y a pour tout disciple une réalité qui, seule, est capable, d’engendrer une joie permanente : cette joie est celle du statut d’enfants de Dieu qu’ils possèdent, statut validé par le fait que le nom de tous ceux qui le possèdent est inscrit dans le registre d’état civil céleste. La joie profonde, durable, permanente à laquelle Jésus nous appelle ne doit pas avoir pour centre notre rapport avec Satan, mais avec Dieu. Cette joie là est la seule qui, dans sa nature, est véritablement saine, dénuée de toute présomption., car le cœur en est, non la puissance, mais la croix, là où le Christ dut mourir pour notre rachat C’est la joie des humbles, conscients de leur pauvreté spirituelle, de leur dénuement total qui savent qu’ils ne doivent leur salut qu’à Lui et à Lui seul.

Que Dieu nous donne, comme nous y invite constamment l’Ecriture, de nous réjouir en Dieu et en Dieu seul de manière permanente !

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