jeudi 5 novembre 2009

Chapitre 2, versets 21 à 24


Présentation de Jésus au temple



Selon la coutume, les parents de Jésus firent pour lui ce que la loi prescrivait pour tout enfant mâle. Au bout de huit jours, ils le circoncirent et se mirent en route pour Jérusalem afin d’offrir à L’Eternel en signe de purification pour Marie qui venait d’accoucher : Lévitique 12, le sacrifice exigé par la loi pour les pauvres de la nation : une paire de tourterelles ou deux colombes à la place de brebis ou de chèvre.

Les premiers pas de Jésus dans la nation juive ne diffèrent pas de ceux d’un autre enfant. Bien que Fils de Dieu, Jésus, par le sang, est juif, fils d’Abraham. Jamais, tout au long de son parcours, on ne trouvera en lui une attitude ou des paroles par lesquels Il renierait cette identité. Au contraire, d’une certaine manière, Jésus voudra être pour les juifs l’exemple de ce que doit être un vrai juif selon le cœur de Dieu : un juif qui ne se contente pas de garder la forme extérieure de la loi, mais qui en adopte l’esprit : Matthieu 23,16 à 24. Entré dans la nation en tant que juif, c’est en juif aussi qu’il en sortira, condamné sous le titre même de Roi des juifs, ce qu’Il était en vérité dans tous les sens du terme : Luc 23,38. C’est aussi comme tel que, selon les prophètes, Il doit être reçu par Sa nation dans la fin des temps : Zacharie 12,10. Ce n’est que lorsque cette reconnaissance aura lieu qu’Israël pourra être dans le monde ce que Dieu voulait qu’il soit et que la paix, enfin, régnera parmi les nations : Esaïe 2,1 à 5.

mardi 3 novembre 2009

Chapitre 2, versets 15 à 20


Visite des bergers à Jésus



Leur mission achevée, les anges quittèrent la compagnie des bergers pour retourner dans ce qui est leur sphère de vie habituelle : le ciel. Combien, s’il était possible, aimerions-nous les imiter. Mais tel n’est pas le choix immédiat de Dieu pour nous. Si les anges reçoivent de la part de Dieu des missions qui, du ciel, les propulsent sur la terre, nous avons, nous qui, comme eux, sommes des témoins du Christ, un mandat qui nous a aussi été confié pour ce monde. Bien que différents des anges, Paul nous révèle que, sous un certain aspect, nous leur ressemblons quand même. Nés de nouveau, devenus citoyens du ciel, nous bénéficions d’une double appartenance. Notre ministère, certes, s’exerce sur la terre, mais nous appartenons déjà au ciel qui, pour un temps, nous prête à la terre pour le bien de l’Eglise, corps de Christ, comme pour l’avancement de l’Evangile dans le monde : Ephés 4,8. Nous ne faisons pas comme les anges des allers et retours incessants du ciel vers la terre, mais, sur le plan spirituel, nous bénéficions déjà du même statut qu’eux, notre raison d’être ici-bas ne tenant qu’au dessein que Dieu a en vue de réaliser pour le bien du monde à travers nous !

La révélation donnée, les anges partis, l’heure est venue pour les bergers de se positionner face à ce qu’ils ont entendu et appris. Dieu l’a toujours voulu ainsi. Si une révélation, une parole de connaissance nous est donnée de la part de Dieu, elle n’a pas pour objet d’augmenter notre savoir ou de satisfaire notre curiosité. Elle a toujours pour but de nous pousser à l’action. Toute révélation qui n’aboutit pas à une décision qui conduit à l’action perd sa raison d’être. Et dans ce domaine, comme les bergers le font, le plus tôt est toujours le mieux.

Rendus à Bethléem, les bergers ne sont pas déçus. Ils trouvent exactement les choses comme les anges le leur ont dit. C’est à ceux qui agissent que revient la joie de faire l’expérience que ce que Dieu dit est vrai. Bénis par leur prise de position conséquente, les bergers, s’en retournant, sont les premiers évangélistes du Christ. Qu’est ce qu’être témoin du Christ, si ce n’est de dire et de partager aux autres ce que, par l’expérience issue de notre sujétion à la révélation reçue, nous avons vu, reçu, vécu ou compris ! Révélation, prise de position, expérience, témoignage sont les étapes chronologiques incontournables du processus qui fait que ce qui vient du ciel, et qui au départ, est en Dieu seul, se répand sur la terre et devient su et connu par tous les hommes. Que Dieu me donne que, dans ce processus dans lequel Il m’a inclus, je fasse ma part et joue en mon temps le rôle qui me revient !

Frappée par ce qu’elle voit et entend, Marie ne peut qu’être poussée à la méditation. La méditation est l’activité qui naît de la succession des révélations. Elle consiste en une réflexion dans laquelle le cœur et l’esprit cherchent à établir les liens qui unissent toutes les révélations qui nous parviennent en une construction ordonnée, cohérente de notre compréhension du mystère du Christ. Que, par la lecture et la méditation des Ecritures, Dieu nous en donne l’image de plus en plus juste : 2 Cor 4,4.

vendredi 30 octobre 2009

Chapitre 2, versets 8 à 11


Apparition d’un ange à des bergers



Dans la même lignée que ce qui a été dit précédemment, c’est vers des personnes de la plus basse condition, des bergers, que se porte le choix de Dieu pour publier, la toute première fois sur cette terre, la bonne nouvelle de la naissance du Christ-Sauveur. Tout, dans ce choix comme dans le contenu de l’annonce faite par l’ange, respire le contraste entre la gloire céleste qui entoure l’événement et le caractère si commun et discret de sa manifestation terrestre :


- les personnes choisies pour être les premiers témoins de l’événement

- le descriptif du signe par lequel elles reconnaîtront ce qui leur est annoncé : un enfant emmailloté

- le descriptif du lieu où cet enfant se trouvera : une mangeoire


Les circonstances dans lesquelles Jésus entre dans ce monde sont si singulières qu’elles lui sont finalement avantageuses. En effet, si elles avaient été courantes, il y aurait pu, d’une certaine façon, avoir erreur sur la personne. Mais ici, impossible, même pour les plus simples de se tromper. Les circonstances de la naissance de Jésus sont si uniques que seul celui qui correspond aux indications données par l’ange peut être l’enfant concerné.


Les bergers rassurés par l’ange se présentant seul, un chœur glorieux d’êtres composant l’armée céleste se joignit à lui, l’annonce faite, pour célébrer Dieu pour les conséquences qu’aura pour la terre et les hommes cette venue dans le monde : paix parmi ceux en qui Dieu prendra plaisir ! Si la bonne nouvelle de la naissance de Jésus concerne tous, seuls ceux en qui Dieu trouvera les dispositions les rendant capable de L’accueillir bénéficieront du bienfait premier de Sa présence : la paix, avec Dieu d’abord, puis entre eux ensuite, et dans leurs cœurs enfin ! Que cette paix soit la mienne aujourd’hui !

jeudi 29 octobre 2009

Chapitre 2 versets 1 à 7

Naissance de Jésus

C’est par un décret de César Auguste, l’empereur romain, que furent mis en mouvement les éléments par lesquels la prophétie de Michée sur le lieu où devait naître le Christ s’accomplirait. Ce témoignage de l’Ecriture, quant à l’utilisation de Dieu du monarque païen le plus puissant de l’heure en vue de l’accomplissement de Son dessein est un puissant encouragement à la foi. Il manifeste, mieux que mille explication, la réalité de sa souveraineté et le repos dans lequel peuvent vivre les saints dans l’attente de la réalisation de sa volonté. Dieu, jamais, nulle part, n’a besoin de l’aide de l’homme, de son coup de pouce, pour que, au moment voulu, l’œuvre de Dieu se réalise. Il est le Maître absolu des temps et des circonstances !

Pour que les générations futures puissent bien repérer l’époque où eut lieu l’événement, Luc, dans son souci d’exactitude, précise, en plus de la mention de César, sous le règne de quel gouverneur syrien la naissance se déroula. Sous la contrainte donc d’un empereur païen, dans le cadre d’un dessein politique relevant peut-être de la vanité ou de l’orgueil, Dieu oblige Joseph et Marie, sans doute récemment mariés, à entreprendre, à un moment qu’il n’aurait pas choisi, un exil pour être au moment voulu au lieu où, des siècles plus tôt, Dieu avait prédit que la mère du Messie devait être pour sa naissance. Les coïncidences de Dieu ne relèvent jamais du hasard : elles sont toutes le fruit de l’agencement minuté de Ses desseins.

Notons une fois de plus enfin l’austérité et la simplicité du lieu où se produira la naissance de l’être le plus grand qui ait foulé notre terre. Ce lieu, non choisi au hasard, mais décidé par Dieu, témoigne à lui seul de bien des réalités mises en valeur par la suite dans la vie de l’homme Jésus :

- la volonté de Dieu de faire partie du peuple, d’être au milieu des plus pauvres et des plus petits

- l’idée que ce n’est pas du sérail des grands que sortent ceux qui, selon Dieu, seront des grands dans leur parcours ici-bas.

Les circonstances de la naissance de Jésus ont un objet : nous amener à considérer l’histoire et la vie sous l’angle de dieu. Cet angle est le seul qui soit objectif car, de César, de sa puissance et de ses palais, il ne reste rien aujourd’hui. Par contre, plus que jamais, l’influence du Christ né dans l’anonymat et la pauvreté, ne cesse de grandir dans le monde… jusqu’à un jour remplir toute la terre et l’univers !

mercredi 28 octobre 2009

Chapitre 1 verset 80

Enfance de Jean

Choisi par Dieu pour être le précurseur du Messie, Jean manifestera dès son enfance ce caractère d’homme mis à part pour Dieu. Tout le développement de sa personnalité portera la marque de l’influence et de la domination de l’Esprit. Est-ce à dire que Jean sera un surdoué où qu’il ne connaîtra aucune des caractéristiques des autres enfants ? la Bible ne dit et ne précise rien à ce sujet. Ce qui est certain est que dès l’enfance, comme Jésus plus tard, il fera preuve d’une grande lucidité et imprégnation spirituelles.


Rapidement, sans doute dans sa jeunesse, ce caractère d’homme mis à part pour Dieu se manifestera chez Jean par une sorte d’isolement et de séparation de la société environnante. Rien de mieux parfois, pour être en mesure de se faire un jugement objectif sur le monde et la société environnante, que d’en prendre distance et de passer du temps seul avec Dieu, dans la méditation de Ses œuvres et de sa Parole. Si, comme Jean, nous n’avons pas de désert dans lequel nous retirer, il n’en demeure pas moins vrai que chacun de nous doit trouver ce temps et ce lieu où son âme se trouve seul dans le face à face avec Lui.

Après ce temps de préparation personnel, individualisé, vient le moment pour Jean du ministère public. Beaucoup d’entre nous ne voient dans les hommes de Dieu que l’homme public. Nous oublions, volontairement ou non, l’homme secret qu’ils ont été auparavant, l’homme formé dans la solitude du désert. Personne ne peux lui-même s’auto-proclamer homme de Dieu, de la même façon que personne ne peut se dire un grand musicien sans avoir passé des heures dans l’isolement et la maîtrise de son instrument. Ce que nous sommes sur le plan spirituel est le résultat de la formation préparatoire par laquelle Dieu nous fait passer et à laquelle Il nous demande, comme Jean, d’entièrement nous soumettre. Que Dieu nous rappelle constamment que nous ne pouvons pas être plus devant les autres que ce que nous sommes seuls devant Lui !

mardi 27 octobre 2009

Chapitre 1 versets 67 à 79


Hymne de Zacharie, père de Jean :


La parole libérée, rempli de l’Esprit de Dieu, Zacharie ouvrit la bouche pour célébrer la fidélité de Dieu aux promesses faites aux pères et, au regard de ce qu’il a saisi au sujet du projet de Dieu mis en œuvre par le don de son fils Jean, prophétiser sur le devenir et les implications spirituelles de cette œuvre. Méthodique et biblique dans sa façon de s’exprimer, Zacharie conjugue son message aux trois temps de l’histoire :


1er temps : une référence au passé

Il rappelle, comme déjà dit, le lien qui unit étroitement ce que Dieu est en train de faire dans le présent avec ce qu’Il a fait dans le passé. L’œuvre de Dieu est bâtie non sur la rupture, mais la continuité. Zacharie cite ici les 4 éléments qui, dans le passé, forment le soubassement de l’œuvre dont il est acteur et témoin en son temps :

- Israël : Dieu, le Dieu qui va susciter le Messie, est le Dieu d’Israël, le Dieu qui a choisi ce peuple pour se révéler au monde

- Le roi David : il est celui qui, en son temps, a été l’objet de la promesse de Dieu pour la venue de ce Messie : c’est de David et de sa maison que Celui-ci viendrait.

- Les prophètes : ils sont le fil rouge de la Révélation, ceux par qui Dieu ne cessera d’apporter de plus en plus de lumière et de précision sur la réalisation de l’événement

- Abraham : Il est celui avec qui Dieu, au départ, a fait alliance sous la foi du serment

Notons ici que Zacharie ne dit rien ni au sujet de la loi, ni à propos de Moïse, la loi ne faisant, en quelque sorte, pas partie de la lignée de la foi, mais étant une disposition provisoire établie en attendant la venue de Celui qui est l’objet de la promesse : Gal 3,15 à 26 ; Rom 4,13 à 17.

2ème temps : le présent : la mission de Jean

Dans le second temps, Zacharie souligne ce que sera pour l’heure la mission de jean, son fils. Il nous en dit ici trois choses. La mission de Jean :

- sera semblable à celle de ceux qui, dans le passé, ont annoncé la venue du Messie : celle d’un prophète. Inspiré par Dieu, Jean peut être considéré comme le dernier prophète de l’époque pré-chrétienne : Luc 7,24-28

- consistera à préparer le chemin de celui par qui la promesse séculaire de salut de Dieu s’accomplira

- sera de donner à son peuple la connaissance du message de la bonne nouvelle selon laquelle, par la grâce de Dieu, le temps du pardon des péchés en vue du salut est arrivé

3ème temps : le futur : le temps de la lumière

Sans le dire avec précision, Zacharie suggère ici que le temps de la venue du Christ est un temps de rupture et de changement spirituel à l’échelle de l’humanité entière. Le temps du Christ sonne la fin du règne des ténèbres. C’est le temps du jour et de la lumière, temps inauguré par la venue de Celui qui est le soleil de la justice de Dieu. C’est aussi le temps où, enfin, l’humanité n’apprendra plus la guerre et cessera de se déchirer en multiples conflits, mais où, enfin, nos pas peuvent ensemble être guidés sur le chemin de la paix. Toutes choses qui, dans leur complétude, seront réalisées lors de la parousie finale du Christ


Qu’enfin Ton règne vienne, ô Dieu !

lundi 26 octobre 2009

Chapitre 1, versets 57 à 66


Naissance de Jean-Baptiste :


Initiée par Dieu, la naissance de Jean fut inévitablement un moment marqué par le sceau de la joie et de l’inhabituel :

1. Joie d’abord pour Elisabeth, la mère de Jean qui, jusque là, portait la marque dépréciante de la stérilité. En ce jour, comme déjà souligné plus haut, ce ne fut pas seulement un jalon important de l’œuvre de Dieu qui fut posé, mais aussi, pour celle qui en était le canal, le moment où l’opprobre de toute une vie était ôté. Les voisins et la parenté d’Elisabeth ne s’y trompèrent pas et si, dans le passé, ils contribuèrent peut-être, parfois de manière non dite ou maladroite, à alourdir le fardeau de sa peine, en ce jour, ils surent se mettre au diapason de la gloire de Dieu, en partageant la joie de celle qui, manifestement, portait, par le don inespéré d’un fils, la marque du sceau de la bénédiction de Dieu.

Savons-nous reconnaître de la bénédictiopn de Dieu quand elle arrive dans la vie d'autrui, et nous réjouir avec ceux qui en sont les objets ? Ou sommes-nous si ancrés dans l'opinion que nous nous sommes faits d'eux que nous restons froids et indifférents à l'égard de la grâce ?

2. Originalité par le fait que, dans le choix décidé des parents quant au nom à donner à l’enfant, la coutume n’est pas suivie. C’est par un prénom inédit, celui que l’ange a donné, que, d’un commun accord, Zacharie et Elisabeth choisissent d’appeler l’enfant : Jean. Originalité encore par le fait qu’en ce jour, toujours selon la parole de l’ange, est mis fin au mutisme imposé de Zacharie, suite à son incrédulité lors de sa rencontre avec l’envoyé céleste dans le temple. Mutisme aussitôt remplacé par un cantique de louange et de prophétie.

Marquée du sceau de Dieu, les événements liés à la venue de Jean ne manquent pas d’alimenter les conversations dans la région où ils se produisent. Quoi qu’il en soit, il est impossible que l’œuvre de Dieu, à cause des marques par lesquelles elle se distingue, passe inaperçue dans le monde. Qu’il en soit ainsi aussi là où nous sommes, par et au travers des miracles que la grâce accomplit dans nos vies !