vendredi 30 octobre 2009

Chapitre 2, versets 8 à 11


Apparition d’un ange à des bergers



Dans la même lignée que ce qui a été dit précédemment, c’est vers des personnes de la plus basse condition, des bergers, que se porte le choix de Dieu pour publier, la toute première fois sur cette terre, la bonne nouvelle de la naissance du Christ-Sauveur. Tout, dans ce choix comme dans le contenu de l’annonce faite par l’ange, respire le contraste entre la gloire céleste qui entoure l’événement et le caractère si commun et discret de sa manifestation terrestre :


- les personnes choisies pour être les premiers témoins de l’événement

- le descriptif du signe par lequel elles reconnaîtront ce qui leur est annoncé : un enfant emmailloté

- le descriptif du lieu où cet enfant se trouvera : une mangeoire


Les circonstances dans lesquelles Jésus entre dans ce monde sont si singulières qu’elles lui sont finalement avantageuses. En effet, si elles avaient été courantes, il y aurait pu, d’une certaine façon, avoir erreur sur la personne. Mais ici, impossible, même pour les plus simples de se tromper. Les circonstances de la naissance de Jésus sont si uniques que seul celui qui correspond aux indications données par l’ange peut être l’enfant concerné.


Les bergers rassurés par l’ange se présentant seul, un chœur glorieux d’êtres composant l’armée céleste se joignit à lui, l’annonce faite, pour célébrer Dieu pour les conséquences qu’aura pour la terre et les hommes cette venue dans le monde : paix parmi ceux en qui Dieu prendra plaisir ! Si la bonne nouvelle de la naissance de Jésus concerne tous, seuls ceux en qui Dieu trouvera les dispositions les rendant capable de L’accueillir bénéficieront du bienfait premier de Sa présence : la paix, avec Dieu d’abord, puis entre eux ensuite, et dans leurs cœurs enfin ! Que cette paix soit la mienne aujourd’hui !

jeudi 29 octobre 2009

Chapitre 2 versets 1 à 7

Naissance de Jésus

C’est par un décret de César Auguste, l’empereur romain, que furent mis en mouvement les éléments par lesquels la prophétie de Michée sur le lieu où devait naître le Christ s’accomplirait. Ce témoignage de l’Ecriture, quant à l’utilisation de Dieu du monarque païen le plus puissant de l’heure en vue de l’accomplissement de Son dessein est un puissant encouragement à la foi. Il manifeste, mieux que mille explication, la réalité de sa souveraineté et le repos dans lequel peuvent vivre les saints dans l’attente de la réalisation de sa volonté. Dieu, jamais, nulle part, n’a besoin de l’aide de l’homme, de son coup de pouce, pour que, au moment voulu, l’œuvre de Dieu se réalise. Il est le Maître absolu des temps et des circonstances !

Pour que les générations futures puissent bien repérer l’époque où eut lieu l’événement, Luc, dans son souci d’exactitude, précise, en plus de la mention de César, sous le règne de quel gouverneur syrien la naissance se déroula. Sous la contrainte donc d’un empereur païen, dans le cadre d’un dessein politique relevant peut-être de la vanité ou de l’orgueil, Dieu oblige Joseph et Marie, sans doute récemment mariés, à entreprendre, à un moment qu’il n’aurait pas choisi, un exil pour être au moment voulu au lieu où, des siècles plus tôt, Dieu avait prédit que la mère du Messie devait être pour sa naissance. Les coïncidences de Dieu ne relèvent jamais du hasard : elles sont toutes le fruit de l’agencement minuté de Ses desseins.

Notons une fois de plus enfin l’austérité et la simplicité du lieu où se produira la naissance de l’être le plus grand qui ait foulé notre terre. Ce lieu, non choisi au hasard, mais décidé par Dieu, témoigne à lui seul de bien des réalités mises en valeur par la suite dans la vie de l’homme Jésus :

- la volonté de Dieu de faire partie du peuple, d’être au milieu des plus pauvres et des plus petits

- l’idée que ce n’est pas du sérail des grands que sortent ceux qui, selon Dieu, seront des grands dans leur parcours ici-bas.

Les circonstances de la naissance de Jésus ont un objet : nous amener à considérer l’histoire et la vie sous l’angle de dieu. Cet angle est le seul qui soit objectif car, de César, de sa puissance et de ses palais, il ne reste rien aujourd’hui. Par contre, plus que jamais, l’influence du Christ né dans l’anonymat et la pauvreté, ne cesse de grandir dans le monde… jusqu’à un jour remplir toute la terre et l’univers !

mercredi 28 octobre 2009

Chapitre 1 verset 80

Enfance de Jean

Choisi par Dieu pour être le précurseur du Messie, Jean manifestera dès son enfance ce caractère d’homme mis à part pour Dieu. Tout le développement de sa personnalité portera la marque de l’influence et de la domination de l’Esprit. Est-ce à dire que Jean sera un surdoué où qu’il ne connaîtra aucune des caractéristiques des autres enfants ? la Bible ne dit et ne précise rien à ce sujet. Ce qui est certain est que dès l’enfance, comme Jésus plus tard, il fera preuve d’une grande lucidité et imprégnation spirituelles.


Rapidement, sans doute dans sa jeunesse, ce caractère d’homme mis à part pour Dieu se manifestera chez Jean par une sorte d’isolement et de séparation de la société environnante. Rien de mieux parfois, pour être en mesure de se faire un jugement objectif sur le monde et la société environnante, que d’en prendre distance et de passer du temps seul avec Dieu, dans la méditation de Ses œuvres et de sa Parole. Si, comme Jean, nous n’avons pas de désert dans lequel nous retirer, il n’en demeure pas moins vrai que chacun de nous doit trouver ce temps et ce lieu où son âme se trouve seul dans le face à face avec Lui.

Après ce temps de préparation personnel, individualisé, vient le moment pour Jean du ministère public. Beaucoup d’entre nous ne voient dans les hommes de Dieu que l’homme public. Nous oublions, volontairement ou non, l’homme secret qu’ils ont été auparavant, l’homme formé dans la solitude du désert. Personne ne peux lui-même s’auto-proclamer homme de Dieu, de la même façon que personne ne peut se dire un grand musicien sans avoir passé des heures dans l’isolement et la maîtrise de son instrument. Ce que nous sommes sur le plan spirituel est le résultat de la formation préparatoire par laquelle Dieu nous fait passer et à laquelle Il nous demande, comme Jean, d’entièrement nous soumettre. Que Dieu nous rappelle constamment que nous ne pouvons pas être plus devant les autres que ce que nous sommes seuls devant Lui !

mardi 27 octobre 2009

Chapitre 1 versets 67 à 79


Hymne de Zacharie, père de Jean :


La parole libérée, rempli de l’Esprit de Dieu, Zacharie ouvrit la bouche pour célébrer la fidélité de Dieu aux promesses faites aux pères et, au regard de ce qu’il a saisi au sujet du projet de Dieu mis en œuvre par le don de son fils Jean, prophétiser sur le devenir et les implications spirituelles de cette œuvre. Méthodique et biblique dans sa façon de s’exprimer, Zacharie conjugue son message aux trois temps de l’histoire :


1er temps : une référence au passé

Il rappelle, comme déjà dit, le lien qui unit étroitement ce que Dieu est en train de faire dans le présent avec ce qu’Il a fait dans le passé. L’œuvre de Dieu est bâtie non sur la rupture, mais la continuité. Zacharie cite ici les 4 éléments qui, dans le passé, forment le soubassement de l’œuvre dont il est acteur et témoin en son temps :

- Israël : Dieu, le Dieu qui va susciter le Messie, est le Dieu d’Israël, le Dieu qui a choisi ce peuple pour se révéler au monde

- Le roi David : il est celui qui, en son temps, a été l’objet de la promesse de Dieu pour la venue de ce Messie : c’est de David et de sa maison que Celui-ci viendrait.

- Les prophètes : ils sont le fil rouge de la Révélation, ceux par qui Dieu ne cessera d’apporter de plus en plus de lumière et de précision sur la réalisation de l’événement

- Abraham : Il est celui avec qui Dieu, au départ, a fait alliance sous la foi du serment

Notons ici que Zacharie ne dit rien ni au sujet de la loi, ni à propos de Moïse, la loi ne faisant, en quelque sorte, pas partie de la lignée de la foi, mais étant une disposition provisoire établie en attendant la venue de Celui qui est l’objet de la promesse : Gal 3,15 à 26 ; Rom 4,13 à 17.

2ème temps : le présent : la mission de Jean

Dans le second temps, Zacharie souligne ce que sera pour l’heure la mission de jean, son fils. Il nous en dit ici trois choses. La mission de Jean :

- sera semblable à celle de ceux qui, dans le passé, ont annoncé la venue du Messie : celle d’un prophète. Inspiré par Dieu, Jean peut être considéré comme le dernier prophète de l’époque pré-chrétienne : Luc 7,24-28

- consistera à préparer le chemin de celui par qui la promesse séculaire de salut de Dieu s’accomplira

- sera de donner à son peuple la connaissance du message de la bonne nouvelle selon laquelle, par la grâce de Dieu, le temps du pardon des péchés en vue du salut est arrivé

3ème temps : le futur : le temps de la lumière

Sans le dire avec précision, Zacharie suggère ici que le temps de la venue du Christ est un temps de rupture et de changement spirituel à l’échelle de l’humanité entière. Le temps du Christ sonne la fin du règne des ténèbres. C’est le temps du jour et de la lumière, temps inauguré par la venue de Celui qui est le soleil de la justice de Dieu. C’est aussi le temps où, enfin, l’humanité n’apprendra plus la guerre et cessera de se déchirer en multiples conflits, mais où, enfin, nos pas peuvent ensemble être guidés sur le chemin de la paix. Toutes choses qui, dans leur complétude, seront réalisées lors de la parousie finale du Christ


Qu’enfin Ton règne vienne, ô Dieu !

lundi 26 octobre 2009

Chapitre 1, versets 57 à 66


Naissance de Jean-Baptiste :


Initiée par Dieu, la naissance de Jean fut inévitablement un moment marqué par le sceau de la joie et de l’inhabituel :

1. Joie d’abord pour Elisabeth, la mère de Jean qui, jusque là, portait la marque dépréciante de la stérilité. En ce jour, comme déjà souligné plus haut, ce ne fut pas seulement un jalon important de l’œuvre de Dieu qui fut posé, mais aussi, pour celle qui en était le canal, le moment où l’opprobre de toute une vie était ôté. Les voisins et la parenté d’Elisabeth ne s’y trompèrent pas et si, dans le passé, ils contribuèrent peut-être, parfois de manière non dite ou maladroite, à alourdir le fardeau de sa peine, en ce jour, ils surent se mettre au diapason de la gloire de Dieu, en partageant la joie de celle qui, manifestement, portait, par le don inespéré d’un fils, la marque du sceau de la bénédiction de Dieu.

Savons-nous reconnaître de la bénédictiopn de Dieu quand elle arrive dans la vie d'autrui, et nous réjouir avec ceux qui en sont les objets ? Ou sommes-nous si ancrés dans l'opinion que nous nous sommes faits d'eux que nous restons froids et indifférents à l'égard de la grâce ?

2. Originalité par le fait que, dans le choix décidé des parents quant au nom à donner à l’enfant, la coutume n’est pas suivie. C’est par un prénom inédit, celui que l’ange a donné, que, d’un commun accord, Zacharie et Elisabeth choisissent d’appeler l’enfant : Jean. Originalité encore par le fait qu’en ce jour, toujours selon la parole de l’ange, est mis fin au mutisme imposé de Zacharie, suite à son incrédulité lors de sa rencontre avec l’envoyé céleste dans le temple. Mutisme aussitôt remplacé par un cantique de louange et de prophétie.

Marquée du sceau de Dieu, les événements liés à la venue de Jean ne manquent pas d’alimenter les conversations dans la région où ils se produisent. Quoi qu’il en soit, il est impossible que l’œuvre de Dieu, à cause des marques par lesquelles elle se distingue, passe inaperçue dans le monde. Qu’il en soit ainsi aussi là où nous sommes, par et au travers des miracles que la grâce accomplit dans nos vies !

samedi 24 octobre 2009

Chapitre 1 versets 46 à 56


Cantique de Marie


Saisie, après Elisabeth, par le Saint-Esprit, Marie, à son tour, se mit à exprimer à haute voix devant Dieu les paroles de louange que lui inspire la grâce dont elle est l’objet. L’hymne que compose ici spontanément Marie, sous l’inspiration de l’Esprit, se divise en quatre parties :


1. Dans la 1èer partie, Marie célèbre Dieu pour la faveur dont elle a été l’objet de Sa part. Tous les mots de Marie à ce sujet (Dieu, mon Sauveur, bassesse, servante) témoigne de sa conscience du caractère totalement immérité de l’honneur dont Dieu l’a gratifiée en faisant d’elle le canal par lequel Il va donner son Fils au monde. Contrairement à la gloire souvent passagère dont est porteuse le nom des grands de ce monde, Marie perçoit que, dans toutes les générations qui la suivront jusqu’à la fin des temps, on parlera du privilège extraordinaire qu’aura été le sien, elle qui n’était qu’une femme anonyme et ordinaire, d’être celle que le Tout-Puissant à choisie pour être la mère de son Fils.


2. Dans la seconde partie, Marie célèbre la Personne de Dieu elle-même pour ce qu’elle est. Comme c’est souvent le cas pour toute personne qui, de manière équilibrée, est consciente de la grâce dont elle peut être l’objet de la part de Dieu, Marie exalte dans le bon ordre les deux traits majeurs du caractère de Dieu : sainteté et amour ou compassion. Jamais en effet la grâce justement comprise ne l’est au détriment du caractère totalement saint de la Personne de Dieu. Nous pouvons être sûrs qu’il y a erreur et déséquilibre lorsque, dans le cœur ou la bouche d’une personne, la grâce est exaltée au détriment de la sainteté. La grâce justement comprise le sera toujours dans les pensées et les sentiments qui animent et remplissent Marie ici. C’est sur le fond de l’éclatante sainteté de Dieu que le joyau de la grâce brille le mieux de ses mille facettes.


3. Dans la 3ème partie, Marie exprime ce que sera dans le monde l’application du principe de la grâce dont elle-même est, par le choix de Dieu, l’illustration. La façon de Dieu pour manifester Sa grandeur n’est pas celle des hommes, une idée que Jésus reprendra d’ailleurs plus tard : Mat 20,25. Le choix fait par Dieu de Marie, femme du peuple, prise du milieu simple et pauvre de la population, témoigne de la volonté de Dieu de magnifier dans Sa grâce les petits et d’abaisser les plus grands. Dieu n’a que faire de travailler avec ceux qui ont le pouvoir, que ce soit le pouvoir politique (ceux qui sont assis sur des trônes) ou le pouvoir financier (les riches). Dieu est avec les simples. Ce sont ceux qui, dans ce monde, sont sans éclat qui sont, à ses yeux, le meilleur écrin par lequel Il peut faire briller le joyau de Sa gloire. Qu’Il soit béni et honoré pour ce choix !


4. Dans la dernière partie, Marie dit à Dieu sa reconnaissance pour Sa fidélité envers les promesses qu’Il a faites aux pères, Abraham et sa descendance. Elle rappelle ainsi le lien étroit et profond qui existe entre toutes les étapes de la Révélation jusqu’à la manifestation de son point d’orgue que sont l’entrée et la venue finale du Christ dans le monde : cf Hébr 1,1-2 ; Rom 1,2. Rappelons-le : ce que Marie exalte ici est ce qui fait la distinction notoire entre le Christ-Jésus et tous ceux qui, dans le monde, voudraient à Sa place, revendiquer ce titre. Seule la venue de Jésus dans ce monde a été précédée, depuis le début de l’humanité, de promesses et d’annonces prophétiques précises. Lui seul dans ce sens possède le crédit de la vérité pour être ce qu’Il affirme être, crédit sur lequel, par ailleurs, Dieu ne cessera par la suite de porter de mille et une manières, Sa signature !

Dans ce qu’elle dit au sujet de Jésus, Marie rappelle aussi ici qu’Il est, Lui, le secours que Dieu donne pour la vie d’Israël dans le monde. Le fait qu’Israël jusqu’à ce jour ne l’a pas compris explique à lui seul la raison de son tourment, de son désarroi et de son insécurité séculaire. Ce n’est que lorsque la nation juive reconnaîtra en Jésus, celui qui est le secours que son dieu lui a envoyé, qu’elle connaîtra la paix !

Le séjour de Marie chez Elisabeth, précise Luc, durera 3 mois, jusqu’à sans doute son accouchement auquel elle assistera. De ses yeux, Marie verra ainsi naître les prémices de l’accomplissement de la promesse, cette promesse qui, pour l’instant, est toute entière abritée au creux de ses reins !

vendredi 23 octobre 2009

Chapitre 1 versets 39 à 45


Visite de Marie à Elisabeth


Ayant appris par l’ange que, de manière miraculeuse, Elisabeth, comme elle, attendait un enfant, Marie, en hâte, décida de se rendre chez elle. Chacun de nous, lorsqu’il est travaillé, interpellé, engagé par le Seigneur sur une question précise, vitale, importante, éprouve le besoin de rencontrer ceux qui, comme lui, se trouvent impliqués dans les mêmes préoccupations. L’œuvre de Dieu, lorsqu’elle se met en route, ne comporte que rarement un seul élément. Souvent, au contraire, elle se trouve faite de diverses parties qui, tel un puzzle, s’ajoutent et se complètent pour constituer un ensemble. Ce sont ces éléments épars, mais préparés, que Dieu unit et qu’Il fait se rencontrer pour que l’œuvre qu’Il initie puisse petit à petit se mettre en place.

Immédiatement, sans que Marie ou Elisabeth ne fassent rien, dès leur rencontre, les éléments divins dont chacune d’entre elles est porteuse, se reconnaissent. Ce qui enclenche la dynamique de l’œuvre de Dieu n’est pas dans ce que sont les hommes en eux-mêmes, mais en Christ. C’est l’Eternel qui, par Son Esprit et Sa volonté nous rapprochent de telle manière que, bien qu’éloignés et inconnus des uns et des autres, nous nous trouvions tout à coup unis et associés dans la même œuvre. C’est ce qui se produisit ici entre les deux femmes qui, bien que parentes, se retrouvent fusionnées, sur le plan spirituel, en vue du même dessein.

La marque de la primauté du spirituel dans l’échange entre Marie et Elisabeth est manifeste. Alors que c’est Elisabeth l’aînée, c’est elle qui se dit honorée par la visite de celle qui, objet d'un même miracle, n'est encore qu'une jeune fille. Alors qu’elle est enceinte de Jean, Elisabeth sent l’enfant qu'elle porte tressaillir et se réjouir de ce premier contact avec Celui, à peine formé, qu’Il reconnaît déjà comme ce plus grand dont, plus tard, il se vouera à préparer le chemin. Oui ! Lorsque c’est Dieu qui met en place une œuvre, nul n’est besoin aux hommes d’en forcer la mise en place. Il est aussi Celui qui arrange les choses de telle manière que, sans rien dire, chacun automatiquement se trouve au bon endroit et dans la bonne posture.

Que Dieu nous donne l’humilité à la fois de Marie et d’Elisabeth de manière à ce que, dépouillés de nous-mêmes, ce soit par Dieu que les uns comme les autres trouvent leur place en Lui et dans Son œuvre !