vendredi 17 septembre 2010

Chapitre 20, versets 20 à 26

L’impôt dû à César

N’ayant pas obtenu satisfaction avec la première question posée, les adversaires de Jésus redoublèrent de ruse. L’objectif clairement affiché des questions posées n’est pas d’entendre pour apprendre, mais pour piéger Jésus. Toujours dans le domaine de l’autorité, la seconde question qui Lui est posée aborde l’un des points les plus délicats à trancher pour les Juifs de cette époque. Commençant par des flatteries qui faisait l’éloge du souci de Jésus d’être impartial et d’enseigner le plus exactement possible la voie de Dieu, Ses adversaires lui demandèrent sans transition si, oui ou non, en tant que Juifs, ils devaient payer l’impôt ordonné par César. Les intentions qui se trouvent derrière la question sont évidentes. Si Jésus répond par l’affirmative, Il apparaîtra pour tous les juifs pieux comme un collaborateur. Dans le cas inverse, Il pourra être dénoncé auprès des autorités occupantes comme un séditieux.

On n’apprend pas, dit le proverbe, à un vieux singe à faire des grimaces. Si la sagesse de ses adversaires a comme but de Le prendre dans leurs filets, c’est Lui, dit l’Ecriture, qui prendra les sages dans leur propre ruse : Job 5,13 ; 1 Cor 3,19. Demandant à voir un denier, monnaie de l’époque, Jésus, à son tour, comme Il le fait souvent, interrogea Ses opposants. « Le denier que j’ai en main, de qui porte-t-il l’effigie et l’inscription ? » La réponse à la question posée ne pouvait être qu’unique : les adversaires de Jésus ne peuvent faire autrement que d’entrer dans Son jeu ! « De César ! » fut la réponse obligée ! Toujours partiellement citée, la répartie de Jésus est devenue proverbiale : Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu !

D’un seul tenant avec ses deux propositions, la réponse de Jésus va au-delà de la justification du paiement à César de l’impôt réclamé. De manière fine, elle renvoie à la façon avec laquelle Ses ennemis L’ont abordé. N’ont-il pas eux-mêmes témoigné en L’abordant qu’ils voyaient en Lui l’image et la marque d’un homme de Dieu authentique ? Si tel est le cas, leur réponse unanime à la question posée par Jésus les condamne. Car, de même que ce qui porte la marque de César doit être rendu à César, ce qui porte la marque de Dieu doit aussi Lui être rendu. Et, comme le fait de spolier César de ce qui lui revient de juste droit fait encourir à ses voleurs sa juste colère, c’est aussi, pour les adversaires de Jésus, aller au-devant de la colère de Dieu de refuser de Lui rendre ce qui Lui est dû par Jésus.

Que Dieu nous donne de ne jamais oublier de rendre grâces à Dieu pour la grâce dont nous avons été, de Sa part, l’objet en Christ !

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